Gérer sa présence sur les réseaux sociaux est devenu incontournable pour développer sa visibilité. Entre la création de contenu, la planification des publications et l’analyse des performances, les journées semblent parfois trop courtes. (Et on ne parle même pas du moment où vous oubliez de publier ce post préparé avec amour…)
C’est là que les outils comme Metricool entrent en scène, promettant de simplifier cette charge mentale. Et franchement, ils le font plutôt bien !
Mais voici une question qui mérite réflexion : est-ce vraiment la seule option pour automatiser vos publications ? Et si une alternative existait, plus flexible et potentiellement moins coûteuse ?
Aujourd’hui, nous allons explorer une approche différente : l’automatisation avec Make. Non pas pour dénigrer Metricool (il a ses mérites !), mais pour vous aider à choisir la solution la plus adaptée à votre réalité professionnelle. Parce qu’au final, le meilleur outil, c’est celui qui vous fait gagner du temps… sans vous ruiner.
Metricool : l’outil pensé pour la gestion sociale
Ce que fait Metricool (et il le fait bien)
Metricool s’est imposé comme référence dans la gestion des réseaux sociaux. Son interface intuitive permet de planifier vos publications, d’analyser vos performances et de centraliser tous vos comptes en un seul endroit. Le genre d’outil qui vous fait penser : « Ah, enfin quelqu’un qui a compris mes galères ! »
L’outil excelle particulièrement dans trois domaines : la simplicité d’utilisation, la vision analytique des résultats et le gain de temps sur la partie opérationnelle. Pour un entrepreneur ou une TPE qui débute sur les réseaux sociaux, c’est une solution rassurante et accessible.
Mais posons-nous la question autrement
Metricool répond à un besoin précis : gérer et analyser votre présence sociale. Mais que se passe-t-il si vos besoins sont différents ? Si vous cherchez avant tout à optimiser vos processus de publication ? Si vous utilisez déjà d’autres outils pour créer votre contenu ?
C’est un peu comme avoir une voiture complète quand vous n’avez besoin que des roues et du volant. Fonctionnel ? Oui. Optimal pour votre cas ? Peut-être pas.
C’est là que l’approche par automatisation prend tout son sens.

Make : quand l’automatisation rencontre les réseaux sociaux
Un outil qui change la donne
Make n’est pas, à l’origine, un outil de gestion des réseaux sociaux. C’est une plateforme d’automatisation no-code qui permet de connecter des dizaines d’applications entre elles. Pensez-y comme à un chef d’orchestre invisible qui fait dialoguer vos outils du quotidien.
Et justement, cette flexibilité devient sa plus grande force pour automatiser vos publications réseaux sociaux.
Concrètement, Make peut faire quoi ?
Imaginez ce workflow : vous rédigez vos posts dans un Google Sheet ou dans Notion, définissez vos dates de publication, et Make s’occupe automatiquement de publier sur LinkedIn, Facebook ou Instagram selon votre calendrier. Pendant que vous dormez. Ou que vous buvez votre café.
Vous pouvez même aller plus loin : ajouter une étape de validation, intégrer du contenu généré par IA, créer des règles conditionnelles (publier uniquement les jours ouvrés, par exemple), ou recevoir une notification après chaque publication réussie.
La vraie question devient alors : avez-vous besoin d’un outil dédié aux réseaux sociaux, ou d’un système d’automatisation qui gère l’ensemble de votre workflow de contenu ?
Make peut-il remplacer Metricool ? La réponse honnête
Oui, dans certains cas, Make peut totalement remplacer Metricool. Mais comme le dit l’adage : « Ce n’est pas parce qu’on peut qu’on doit ». Alors, creusons.
Make peut aussi gérer la publication ET l’analyse
Voici une information que beaucoup ignorent : Make dispose de modules natifs pour publier directement sur LinkedIn, Facebook, Instagram Business et X (Twitter). Mais ce n’est pas tout : Make peut également récupérer les statistiques de vos publications (impressions, engagement, clics) et les centraliser dans un tableau de bord personnalisé (Google Sheets, Notion, ou autre).
En d’autres termes, Make peut non seulement publier à votre place, mais aussi vous fournir un suivi des performances. Une solution tout-en-un, entièrement automatisée, sans passer par un outil tiers.
Dans un prochain article, je vous détaillerai justement comment j’ai personnellement abandonné Metricool pour gérer 100% de mes publications et leur suivi uniquement via Make. Mais restons concentrés aujourd’hui sur la question : est-ce fait pour vous ?
Quand Make devient une alternative pertinente
Si vos besoins sont les suivants, Make peut effectivement se substituer à Metricool :
- Vous publiez régulièrement mais de manière simple (pas de stories complexes, pas de réels)
- Vous gérez 2 à 3 réseaux sociaux maximum
- Vous créez déjà votre contenu dans des outils comme Notion, Airtable ou Google Sheets
- Vous utilisez déjà Make pour d’autres automatisations dans votre activité
- L’analyse poussée des performances n’est pas votre priorité immédiate
Le vrai gain : économiser intelligemment
Parlons argent, parce que c’est souvent le nerf de la guerre pour les indépendants et TPE.
Metricool coûte entre 15€ et 30€ par mois selon la formule choisie. Sur une année, cela représente entre 180€ et 360€. Si vous utilisez déjà Make pour automatiser d’autres aspects de votre activité (emails, CRM, gestion de leads), ajouter la publication sociale ne vous coûte… rien de plus.
Vous voyez où je veux en venir ? L’optimisation des coûts ne passe pas forcément par le choix de l’outil le moins cher, mais par la rationalisation de votre écosystème digital.
C’est un peu comme payer Netflix, Amazon Prime ET Disney+ alors que vous ne regardez que Netflix. Fonctionnel ? Oui. Malin ? On peut débattre.
La prise de conscience qui change tout
« J’ai pris Metricool pour automatiser mes réseaux sociaux ! Ça me coûte 25€/mois, c’est normal non ? »
— L’entrepreneure
« 25€/mois… Sur un an, ça fait 300€. Et si tu utilisais déjà Make pour autre chose ? »
— La consultante
« Attends… tu veux dire que je peux faire la même chose SANS payer en plus ? »
— L’entrepreneure
« Exactement ! Si tu as déjà Make dans ta boîte à outils, la publication sociale est déjà incluse. »
— La consultante
Voilà le genre de déclic qui peut transformer votre approche des outils digitaux.
Et le temps dans tout ça ?
Le gain de temps avec Make est réel, mais différent. Avec Metricool, vous gagnez du temps sur l’acte de publier. Avec Make, vous gagnez du temps sur l’ensemble du processus : de la création à la publication, en passant par la validation.
Exemple concret : votre assistant virtuel remplit un Google Sheet avec les contenus de la semaine. Make vérifie automatiquement les dates, formate les textes selon chaque réseau social, publie aux horaires définis, et vous envoie un récapitulatif. Tout cela sans ouvrir une seule interface de publication.
Cela dit, soyons transparents : le setup initial demande un temps d’apprentissage si vous débutez avec Make. Mais une fois votre scénario créé, il tourne en autonomie. C’est un investissement temps qui se rentabilise rapidement. (Un peu comme apprendre à faire du vélo : au début c’est bancal, après c’est du pur bonheur !)

L’approche hybride : le meilleur des deux mondes ?
Et si je vous disais qu’il existe une troisième voie ? Utiliser Make ET Metricool ensemble. (Oui, comme dans les films où les anciens ennemis s’allient pour sauver le monde !)
Make comme cerveau, Metricool comme bras
Dans cette configuration, Make devient le système d’orchestration qui alimente automatiquement Metricool. Vous bénéficiez ainsi de la puissance d’automatisation de Make et du confort analytique de Metricool.
Un détail important à connaître
Pour connecter Metricool à Make, vous aurez besoin d’accéder à l’API de Metricool. Et voici l’information essentielle : l’accès API n’est disponible qu’à partir du plan Advanced de Metricool, facturé 39€/mois.
Si vous utilisez actuellement la version gratuite ou le plan de base de Metricool, vous ne pourrez pas automatiser via Make. Cette contrainte change la donne dans le calcul économique : au lieu d’économiser en supprimant Metricool, vous ajouteriez 39€/mois à vos coûts si vous choisissez l’approche hybride.
Posez-vous donc la question : cette automatisation hybride vaut-elle réellement 39€ supplémentaires par mois pour votre activité ?
Soyons honnêtes : l’intérêt est parfois limité
Parlons franchement. Metricool est déjà un outil d’automatisation. Il gère nativement la programmation multi-réseaux, les rapports automatiques et l’analyse des performances. Ajouter Make par-dessus revient souvent à créer une couche supplémentaire pour faire… ce que Metricool fait déjà très bien tout seul.
C’est un peu comme avoir un manager pour gérer votre manager. Sur le papier ça impressionne, dans les faits ça ajoute surtout une couche de complexité.
Alors pourquoi connecter les deux ? Dans la majorité des cas, vous n’en avez probablement pas besoin.
Les 3 cas où l’approche hybride prend vraiment du sens
Cela dit, il existe des situations où connecter Make et Metricool devient pertinent :
1. Le reporting centralisé
Vous voulez agréger vos métriques Metricool avec d’autres données (Google Analytics, CRM, données de vente) dans un seul et même tableau de bord personnalisé sur Notion ou Google Sheets. Ici, Make devient le chef d’orchestre qui rassemble toutes vos sources de données.
2. Les alertes ultra-personnalisées
Vous souhaitez recevoir une notification Slack ou un email automatique quand un post échoue, quand l’engagement dépasse un seuil précis, ou quand une métrique clé chute. Metricool a des alertes basiques, mais Make vous permet d’aller beaucoup plus loin dans la personnalisation.
3. Le workflow éditorial complexe
Votre contenu provient d’une source externe (Notion, Airtable, WordPress, formulaire client) et vous voulez qu’il alimente automatiquement Metricool pour publication. Dans ce cas, Make devient le pont qui connecte votre process de création à votre outil de diffusion.
Mon avis tranché
Si vous n’êtes pas dans l’un de ces trois cas précis, l’automatisation Make + Metricool est un « nice to have » plutôt qu’un indispensable. C’est une option intéressante pour les agences qui gèrent plusieurs clients avec des workflows sur-mesure, mais ce n’est pas un game-changer pour la plupart des indépendants et TPE.
La vraie question à vous poser : est-ce que ces 39€/mois supplémentaires vont réellement transformer votre manière de travailler, ou simplement ajouter une complexité inutile ?
Quelques exemples d’automatisation hybride
Scénario 1 : Votre calendrier éditorial Notion alimente automatiquement Metricool. Chaque nouvelle entrée dans Notion crée un post programmé dans Metricool.
Scénario 2 : Un formulaire de validation client déclenche la publication dans Metricool uniquement après approbation. Fini les allers-retours par email.
Scénario 3 : Vos articles de blog WordPress génèrent automatiquement des posts sociaux dans Metricool, avec UTM tracking et texte adapté à chaque plateforme.
Cette approche est particulièrement pertinente si vous travaillez avec des clients, des équipes ou si vous gérez plusieurs marques. Elle offre structure, traçabilité et efficacité.
Le dialogue qui clarifie tout
« Donc… je peux vraiment supprimer Metricool ? Ça me paraît trop beau… »
— L’entrepreneure
« Oui, SI tes besoins sont simples : publications régulières, 2-3 réseaux, pas besoin d’analyses ultra-poussées. »
— La consultante
« Hmm… et si j’ai besoin des stats détaillées quand même ? »
— L’entrepreneure
« Alors tu connectes Make À Metricool ! Make orchestre, Metricool analyse. Le meilleur des deux mondes ! »
— La consultante
Cette conversation résume parfaitement les trois chemins possibles. À vous de choisir celui qui correspond à votre situation.
Alors, quelle solution pour vous ?
Posez-vous ces questions simples
- Avez-vous vraiment besoin d’analyses détaillées de vos performances sociales ?
- Utilisez-vous déjà Make pour d’autres automatisations ?
- Votre contenu provient-il toujours des mêmes sources (Notion, Sheets, blog) ?
- Souhaitez-vous réduire le nombre d’outils dans votre stack digitale ?
- Publiez-vous sur plus de 3 réseaux sociaux différents ?
Vos réponses dessinent naturellement la solution la plus adaptée.

En synthèse
Choisissez Metricool seul si : vous voulez une solution clé en main, que l’analyse des performances est cruciale pour vous, et que vous n’êtes pas à l’aise avec l’automatisation.
Choisissez Make seul si : vous publiez de manière régulière mais simple, vous cherchez à optimiser vos coûts d’outils, et vous maîtrisez déjà (ou voulez apprendre) l’automatisation.
Choisissez Make + Metricool si : vous gérez plusieurs clients ou marques, vous voulez un workflow ultra-optimisé, vous avez besoin à la fois d’automatisation poussée et d’analyses détaillées, ET vous êtes prêt à investir au minimum 39€/mois pour le plan Advanced de Metricool qui donne accès à l’API.
Automatiser n’est pas compliquer, c’est clarifier
L’automatisation avec Make ne rend pas les choses plus complexes. Au contraire, elle les rend plus cohérentes, plus fluides et souvent plus rentables. Elle vous permet de reprendre le contrôle sur vos processus plutôt que de les subir.
La vraie question n’est pas de savoir quel outil est le meilleur en absolu. C’est de savoir quel outil correspond le mieux à votre manière de travailler et à vos objectifs de visibilité.
Alors, prêt(e) à repenser votre organisation digitale ? Spoiler : la réponse n’est pas forcément celle que vous croyez.
💬 Et vous, quelle approche utilisez-vous actuellement ? Partagez votre expérience en commentaire, et si cet article vous a éclairé, n’hésitez pas à le partager avec d’autres entrepreneurs qui se posent les mêmes questions.
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